Thursday, 16 December 2010

7 am. Le soleil se rêve.

Ces temps-ci, le soleil a froid. La brume innonde mes yeux tous les matins comme un voile blanchâtre. Une voile de bateau qu'on déplie, une voile froissée.
© Elisa Routa

Il y a de la buée sur les fenêtres. De la neige indélicatement travestie. Une couche opaque en forme de montagne. Ne manquent plus que les chants tyroliens pour aller avec mes pieds bleus et mes gerçures au coin de la bouche.
Il paraît que la mode est aux fausses cheminées. Si j'avais le choix, je mettrais à la mode le faux froid et je mettrais une vraie cheminée dans mon salon.
Il n'y a pas de fumée sans feu. Il n'y a pas de feu sans cheminée. Il n'y a donc pas de fumée sans cheminée. Encore faudrait-il que celles des cigarettes puisse nous réchauffer. 
 (Les crevasses ne sont pas pour rien décrites comme des "ouvertures naturelles dans un glacier.")
Je suis définitivement contre les crevasses en bordure de lèvre.

Tuesday, 7 December 2010

Do not look at me too long then.

"I'm afraid that if you look at a thing long enough, it loses all of its meaning." AW

 Go through them quickly (if you have time not to take time)

All Rights Reserved © Elisa Routa

[I tried to think of a common point between these pix above. I found one. The "S" letter. Without even using the expected easy sea , sexe and sun options.]

Si je laisse les 2 "S" à Less, il en restera pourtant moins.

No compromise for a good living.

Monday, 6 December 2010

Winter & Damages.

Ocean is made of millions of raindrops. That what I say to myself to digest winter.

© Elisa Routa

Shooting Sector Zogs- Bordeaux, November 10'

Thursday, 2 December 2010

Bring my summer back, please.

Vous vous démerdez! Je ne veux pas mourir vieille mais je veux vivre assez.

© Elisa Routa

Remember my summer here.

Margaux Arramon-Tucoo- Côte des Basques, Biarritz- September 2010

Tuesday, 9 November 2010

Mobil- Hommes.

©  Elisa Routa

1960's: On bouge. On marche. On se déplace. Il arrive même qu'on court. Qu'on tourne en rond. Mais pour aller où? En se mordant la queue, avançons-nous vraiment? 
Pas le moins du monde. Plus ça change, plus c'est pareil. L'histoire se répète. Sans cesse.
On a juste le temps de se brûler les ailes et cette odeur de cramé nous reste dans le nez. Et après, on interdit le (en-)vol à l'étalage mais il reste pourtant le seul à notre portée. On nous traite de terre-à-terre mais prendre de l'altitude devient trop compliqué.


©  Elisa Routa

1970's: ...Puis... Dieu -déguisé en surfeur Californien- créa le skateboard.
Depuis ce jour- là, on s'autorise à bouger sans crainte. Les deux pieds agrippés à ce fichu morceau de bois. 'Paraît que ça fait moins mal de se brûler les genoux.
Quitte à prendre un mur de plein fouet, autant prendre de la vitesse. 
Le décor défile vite. Plus vite. En accéléré. Alliant noir et blanc et couleur. Tout devient flou autour sauf cette planche immobile dont on perdrait le contrôle. La vie passe comme un vieux film. Comme ceux qu'on regarde en plein air; un écran accroché à deux troncs d'arbre, une radio posée derrière*.

Depuis Rodney Mullen, tout va alors comme sur des roulettes.
Les Mobil-Hommes.

*Richard M. Hollingshead a ouvert le premier drive-in dans le New- Jersey en 1933.
Shooting Irùn- Spain-  September 10'